Si j’avais su qu’un jour, j’écrirais un tel article ! Pour vous permettre de mieux comprendre, je me considère comme une ancienne accro du shopping. Si vous avez déjà lu la série littéraire Anglaise « l’accro du shopping » de Sophie Kinsella, et bien, c’était ma vie d’avant. Il y a quelques semaines, en story Instagram, j’ai parlé de la mode et de son impact sur la planète et nombreux ont été les retours approuvant un article à ce sujet.

J’ai toujours beaucoup aimé la mode ou plutôt les vêtements. J’aime les personnes qui ont un style très démarqué, qu’il soit chic, vintage, retro, hippie, casual.. J’aime ça. Les vêtements, c’est le prolongement de votre identité, de qui vous êtes. Que l’on aime ou non faire du shopping, nous avons toutes et tous un style bien à nous, qu’il soit plus ou moins marqué, tout simplement car nous avons toutes et tous des goûts différents, qui nous sont propres. Mon addiction pour le shopping a commencé très jeune. A 13 ans, je prenais le train seule (ou avec une copine qui se reconnaitra) direction Nancy et je passais l’après-midi avec mon argent de poche à m’acheter des vêtements pas chers en enseignes de fast fashion. A 16 ans, je quittais le lycée à midi le mercredi et je courais jusqu’à la gare pour prendre le train de 12h07 et là encore, dépenser quelques euros dans des vêtements.

« Chaque mois, je passais une à deux commandes en ligne »

A 20 ans, je consacrais un budget mensuel dédié au shopping. Chaque mois, je passais une commande en ligne. Parfois même deux. Mon dressing débordait et j’ai même souvenir d’une copine qui m’a dit « je ne t’ai jamais vu porter deux fois le même vêtement ». A ce moment, je ne prenais pas conscience de l’impact environnemental et humain que mes achats provoquaient. J’étais heureuse, je me faisais plaisir et cela s’arrêtait là, pour moi.

Puis, quelques années plus tard, j’ai eu un déclic. Mon mode de vie ne me convenait plus. Je ne comprenais pas comment j’avais pu en arriver là. Je ne pouvais plus fermer mon armoire et pourtant, j’avais toujours la sensation de ne rien avoir à me mettre. A cette époque, je jouais au yo-yo avec mon poids et tous les mois, je devais changer ma garde robe, selon le poids que je faisais. J’accumulais, encore, encore et encore…. Et puis j’ai dis stop.

J’ai tout vendu. En quelques mois, mon armoire s’était vidée. Il ne me restait quasiment plus rien. Mais je ne savais pas réellement comment faire pour mieux consommer. J’étais tiraillée. Je ne pouvais pas me permettre de faire du shopping éthique tous les mois car, soyons honnête, cela représente un coût. Et à la fois, j’avais pris conscience que faire du shopping tous les mois était devenu ridicule et aberrant. J’ai fais quelques recherches afin de trouver un juste équilibre. J’ai diminué mes sessions shopping, privilégié certaines matières moins polluantes, tenté de limiter au maximum les vêtements fabriqués en Asie et je n’ai plus jamais remis un orteil chez Zara, H&M, et compagnie et ce, depuis 5 ans maintenant.

Le chemin n’a pas été simple puisque comme je le disais plus haut, je n’avais plus envie de cautionner certaines industries de la mode tout en ne pouvant pas me tourner vers des achats éthiques à 100%. J’ai donc tenté de trouver l’entre-deux. C’est vers la marque Petit Bateau que je me suis tournée au début car, bien que la marque Française ait délocalisée la fabrication de certains de leurs vêtements au Maroc il y a quelques années, le procédé de fabrication reste plus sain. Les matières sont naturelles (coton, lin…), la qualité des vêtements est incroyable et la marque ne procède pas à des promotions défiants toutes concurrence, et croyez le ou non, cela est un gage de qualité.

Une marque qui propose des offres toutes plus alléchantes les unes que les autres et ce, toute l’année, est très suspecte. En effet, lorsque un vêtement peut être bradé à -40% ou parfois même à -60%, il y a fort à parier que le vêtement n’est pas qualitatif puisque même à -60%, la marque continue de se faire une marge sur le produit. Si un produit peut être vendu 60% moins cher certaines périodes de l’année, cela signifie que la marque vend, le reste du temps, des produits peu qualitatifs à des prix bien trop exorbitants. En revanche, une marque qui propose des prix justes et cohérents avec la qualité et la valeur du vêtement, ne peut pas se permettre de faire des promotions toute l’année. Ceci dit en passant, la marque Balzac Paris ne fait jamais de promotion, pas même en période de soldes, puisque les prix affichés toute l’année sont les prix « justes » c’est-à-dire que le.a client.e achète le vêtement 365 jours par an au prix le plus cohérent pour l’Homme, la planète et le magasin. Je trouve la démarche tellement belle et cela prouve que nous devrions toutes et tous fuir lorsque nous voyons des prix aussi bas que le propose certaines enseignes de fast fashion. Malheureusement, dans l’esprit collectif, la faute aux grandes industries, nous sommes toutes et tous persuadé.e.s qu’un t-shirt à 40€ est cher. Pourtant, il respecte simplement la planète et l’humain.

Chez Petit Bateau, le coton est une matière souvent utilisée. Et pour cause, il a l’avantage d’être à la fois isolantmais aussi protecteur de la chaleur. L’Eté, vous n’aurez jamais cette sensation de ne pas respirer dans un t-shirt en coton. L’hiver, vous n’aurez pas froid ! Les vêtements en polyester (matière synthétique dérivée du pétrole) qui sont majoritairement vendus dans les enseignes de fast fashion et/ou pour des vêtements peu qualitatifs, ne tiennent pas chaud l’hiver et apportent cette inconfortable sensation l’été. Vous savez, lorsque votre t-shirt semble vous coller à la peau et amplifier les odeurs liées à la transpiration…

Malheureusement, le coton est une matière naturelle mais très gourmande en eau. Et gardons bien en tête que l’eau n’est pas une ressource inépuisable et que nous devons toutes et tous veiller à ne pas la gaspiller. Saviez-vous qu’il faut entre 5 400 et 19 000 litres d’eau pour produire 1 kg de coton ? Privilégiez donc le lin (une matière présente également chez Petit Bateau mais aussi dans des belles enseignes de prêt à porter plus respectueuses de l’environnement) qui est une matière naturelle, thermorégulatrice, résistante et écologique (car très peu gourmande en eau !).

En 2019, je me suis aperçu que faire du shopping me manquait. Que j’aimais beaucoup la mode et que parfois, je m’interdisais de « craquer » sur un vêtement tant l’étiquette me rappelait l’impact que ce vêtement pouvait avoir. C’est donc dans la seconde main que j’ai trouvé mon bonheur. Il me suffisait simplement d’avoir le reflex de me rendre sur un site de seconde main plutôt que sur celui d’une grande marque, pour trouver le même produit mais…. beaucoup moins cher ! En achetant de seconde main, je peux donc me faire plaisir tout en participant à l’économie circulaire (limiter la production, les déchets et favoriser le principe de recyclage et de durabilité d’un produit) à condition de n’acheter que ce dont on a vraiment envie et/ou besoin et de ne pas retomber dans une surconsommation.

Aujourd’hui, je peux dire que j’ai réussi à changer ma manière de consommer en terme de mode. Voici mes petites astuces du quotidien pour ne pas retomber dans mes travers :

  • Ne pas avoir une armoire à vêtement ou un dressing trop imposant. Plus vous avez de place pour ranger vos vêtements, plus vous risquez de vouloir combler cet espace ou de ne pas vous rendre compte de la quantité de vêtements que vous avez. Personnellement, j’ai une petite commode et j’utilise 2 tiroirs de celle-ci. Je possède également une caisse de rangement qui me permet de stocker les vêtements de la saison estivale ou hivernale.
  • J’ai ancré la technique des « 4 R » dans mon quotidien : reduce, reuse, recycle, repair. Je duis ma consommation en utilisant ce que je possède déjà, je recycle si ce n’est pas utilisable mais avant, j’essaye de le (faire) parer.
  • 1 vêtement qui rentre = 1 qui sort. Vous avez très envie de craquer sur une nouvelle pièce ? Alors il faudra impérativement en faire sortir une de votre dressing avant. Cela permet d’éviter l’accumulation et surtout de bien se questionner « mon envie de ce nouveau vêtement vaut elle le coup de me séparer d’un autre ? » Au fur et à mesure, vous vous apercevrez que moins vous avez de vêtements, plus vous tiendrez à ce que vous possédez sans avoir envie de vous en séparer, et donc d’en acheter d’autres.
  • Ne plus faire les soldes. Par là j’entends : ne plus se prévoir des sessions shopping sans n’avoir besoin de rien, juste pour s’occuper. On ne fait jamais autant de mauvais achats que lorsque l’on ne sait pas de quoi on a besoin mais que l’on y consacre tout de même un après-midi.
  • Prendre conscience de ce que l’on possède. Sortez l’intégralité de vos vêtements sur votre lit et faites 2 tas : ce que vous portez ou aimez porter et de l’autre ce que vous portez pas ou peu (si vous ne l’avez pas porté 1 seule fois ce mois-ci) ou ce dans quoi vous ne vous sentez pas à l’aise (vêtements mal taillé, peu confortable, qui gratte…). Nul besoin de vous dire que le 2ème tas devra obligatoirement être revendu, donné ou recyclé !
  • Quand il y a un doute, il n’y a pas de doute. Non, si ce vêtement ne vous procure pas de joie, si vous hésiter à savoir si vous allez le reporter, si vous vous dites « mais peut-être » ou « au cas où » ou « il m’a quand même couté cher »… C’est votre coeur qui parle et non votre raison. Séparez-vous de ce vêtement et vous ferez des plus heureux.ses.
  • Un vêtements = plusieurs tenues. Lorsque vous achetez une pièce, demandez vous toujours si vous allez pouvoir la porter avec plusieurs autres vêtements, la décliner, l’utiliser sur plusieurs saisons. Privilégiez ainsi les intemporels et les basiques !
  • Ayez le réflexe seconde main. Filez sur vinted, leboncoin, ou dans une association locale. Vous trouverez forcément votre bonheur : découvrez mon dressing sur vinted ! (clic!)
  • Et enfin, avoir son propre déclic. Cause environnementale, humaine, animale. Désir de faire des économies, de gagner de l’espace… Nous avons toutes et tous nos propres raisons de souhaiter changer de mode de consommation. Alors n’hésitez pas à vous documenter et peut-être que cela pourra vous aider dans votre cheminement ! Voici quelques lectures qui pourrait vous intéresser : Bea Johnson Zero déchet, Marie Kondo La magie du rangement ou le blog de Lucile ! (clic!)

N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire pour me dire votre rapport à la mode, aux vêtements, au shopping. C’est toujours très intéressant d’échanger avec vous autour de nos différents modes de vie !

3 commentaires sur « Comment je suis passée de fashion addict à minimaliste »

  1. Ton article est très intéressant (et nécessaire). Personnellement, j’ai du mal à me débarrasser de mes vêtements car je me dis toujours que je pourrais les reporter un jour, pour changer. En fait, il m’arrive de remettre des pièces un peu originales, mais cela reste assez rare. En revanche, j’aime bien transformer des vêtements de seconde main. Je suis nulle en couture mais certaines youtubeuses m’ont complètement décomplexée ! On peut personnaliser ses vêtements de manière originale sans se prendre la tête et sans dépenser grand chose.

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    1. Merci beaucoup pour ce gentil commentaire ! C’est toujours difficile de se séparer de ses vêtements car ils nous rappellent des moments, des souvenirs…
      Je n’ai jamais transformer mes vêtements par contre mais je regarde souvent des youtubeuses qui font de la couture… c’est incroyable tout ce qu’il est possible de faire, defaire et refaire… c’est magique ! 🙂

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