Les livres de développement personnel font partis de ma vie depuis 2015. J’ai, cette année là, découvert combien nous étions responsables de nos émotions et de ce que l’on décide d’en faire. Face à une critique, je suis seule responsable de me mettre en colère, de pleurer ou de ne pas y attacher d’importance. Je peux en vouloir à la personne en face de moi de me juger mais dans quel intérêt ? Son jugement me blesse-t’il ? Est-ce que cela me rappelle un mauvais souvenir ? Cela fait-il référence à une critique que l’on m’a faite dans le passé ? Mon manque de confiance en moi resurgit-il face à la critique ? Ces émotions que l’on ressent sont naturelles puisqu’elles font resurgir nos blessures et des souvenirs. Alors comment se fait-il que face à une situation identique, 2 personnes peuvent ressentir des émotions différentes ?

Rester positif.ve et se servir de la gratitude, à quoi ça sert ?

La gratitude ce n’est pas une idée de « bobos » en quête du bonheur éternel et d’une vie sans soucis. La gratitude n’empêche pas d’être malheureux.se ou triste. Il s’agit simplement de se rappeler que la vie est un cycle qui présente des moments de joie comme des moments de peine. Pour éviter les ruminations mentales et le stress, la gratitude permet donc de cultiver les petits bonheurs du quotidien et de se rappeler que rien n’est figé. Ce sentiment de reconnaissance aide à apprécier pleinement les moments de joie pour réussir à les utiliser lorsque des moments de peine surviennent. On ne cherche donc pas à ne plus vivre la tristesse mais à avoir les clés pour vivre les étapes de la vie plus difficiles, avec plus de résilience.

La gratitude, c’est donc vivre en conscience. Car, pour se rappeler et s’imprégner des moments de joie, encore faut-il les vivre pleinement.

Comment vit-on pleinement ?

Il suffit de se reconnecter à son enfant intérieur…. Observez justement les enfants. Ils vivent intensément chaque instants ! Ils passent des heures à observer les insectes dans le jardin, à réaliser un dessin en choisissant avec minutie les couleurs, à empiler des cubes les uns au dessus des autres… La soif de vie que les enfants ont en eux est le plus bel exemple pour parler de vie en pleine conscience. A l’âge adulte, les soucis du quotidien, les obligations et la charge mentale nous empêchent de pouvoir prendre le temps de profiter d’une jolie fleur qui pousse dans le jardin ou de s’installer pour réaliser un coloriage. D’ailleurs, n’avez-vous pas remarqué que les activités dites « pour enfants » reviennent en force chez les adultes pour diminuer le stress : carnet de coloriage, yoga du rire, puzzle…. Nous avons tout à (re)apprendre de notre enfant intérieur. Pas étonnant que la position du fœtus, au yoga, soit une posture reconnue pour apaiser et relaxer, elle nous aide à nous reconnecter à notre enfant intérieur.

Alors pour vivre pleinement, (re)apprenons surtout à nous écouter davantage. De quoi ai-je vraiment envie ? Qu’est ce qui me ferait réellement plaisir ? Est-ce que je fais cela par obligation ou par habitude ? Comment faire pour m’octroyer plus de temps pour moi, tous les jours ? Qu’est ce qui me rend vraiment heureux.se ?

Octroyons plus de temps à notre bonheur

Selon moi, le maître mot est : prioriser. Loin de moi l’idée de vous proposer un tableau minutieusement millimétré avec des créneaux horaires précis dédiés à votre bonheur. Non. En revanche, il est important de prendre le temps d’organiser sa journée avec les obligations auxquelles on ne peut pas déroger (emmener les enfants à l’école, aller au travail,…) et les tâches sur lesquelles il est possible d’envisager des changements.

En effet, si vous constatez que certaines tâches énergivores et non plaisantes vous empêchent de consacrer plus de temps à votre bonheur (profiter de vos proches, faire une activité sportive ou artistique, lire, se reposer, se détendre…) alors c’est justement sur ces tâches là qu’il faut envisager le changement. Bien entendu, cela ne se fait pas en un clin d’œil et nécessite un temps de réflexion et d’adaptation. Mais, y penser, c’est déjà un début. Lorsque l’on remet en question ses habitudes et que l’on réfléchit à une autre façon de faire, c’est que le changement est déjà en marche. Vous pouvez donc déjà être fièr.e de vous !

Octroyer plus de temps à son bonheur, c’est se permettre de faire entrer plus de positivité et de joie dans son quotidien. Plus on réalise des actions positives et plaisantes, plus on apprécie ces instants, plus on souhaite les répéter, plus on est reconnaissant.e de vivre ces moments… Ce cercle vertueux est source de bien-être !

La vitamine G

En tant que naturopathe, j’aime bien faire le parallèle avec les vitamines. Nous savons que notre corps a besoin de vitamines pour bien fonctionner et avoir de l’énergie. Alors, appelons la gratitude, notre vitamine G ! Cette drôle de vitamine permet d’être une personne Géniale, Généreuse, Gentille et de Grandir face aux aléas de la vie.

La gratitude, telle une vitamine, va aider notre corps à sécréter les hormones du bonheur. Nos pensées agissent sur notre système nerveux et , bonne nouvelle : nous pouvons duper notre cerveau ! En effet, au centre de notre cerveau se trouve l’amygdale cérébrale. Il s’agit d’un noyau qui ressemble à une amande et qui est le centre émotionnel de notre cerveau. Cette amygdale reconnait les émotions, particulièrement la peur et l’anxiété. C’est donc cette zone qu’il faut entrainer pour l’aider à reconnaître la joie et que cela devienne une habitude. On sait aujourd’hui que sourire, même en se forçant, stimule l’amygdale cérébrale. Cela permet de libérer des neurotransmetteurs et d’encourager l’état émotionnel positif. En bref, plus on sourit (même sans raison et même sans en avoir envie), plus on entraîne notre cerveau à être plus positif ! Ça vaut le coup de sourire non ?

Mes astuces pour cultiver la gratitude

  • Passez plus de temps à faire des activités plaisantes et positives
  • Organisez votre temps de façon à ce que les activités obligatoires et non plaisantes soient moins énergivores.
  • Avant de vous endormir, réfléchissez à 3 choses positives qui se sont passées pendant la journée. Le cerveau retient particulièrement bien vos dernières pensées avant de dormir. En vous rappelant 3 moments plaisants, vous allez créer une habitude positive et habituer votre cerveau à voir le positif plutôt que le négatif.
  • Évitez de quantifier les bonheurs. Un voyage au bout du monde ne rend pas forcément plus heureux.se qu’un câlin d’une personne qui vous est chère. Apprenons à voir la qualité d’un instant plutôt que sa quantité.
  • Si le stress ou l’anxiété vous submergent, ayez tout de suite le réflexe d’avoir une pensée de gratitude, même minime : « je suis en vie » , « je suis aimé.e » , « je suis en bonne santé ». Cela permet de focaliser son système nerveux sur une autre pensée et une autre émotion.
  • Sourire ! Sans raison, même sans envie. Au début c’est un effort, ensuite c’est un réflexe !

Mes inspirations :

Livres : 3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber et Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbeau

Soucieuse de vous proposer un contenu au possible local et éthique, je ne propose pas des liens vers des sites de vente de livres en ligne. Je vous conseille plutôt de vous rendre dans votre librairie locale afin de commander ces ouvrages s’ils ne les ont pas. Le prix du livre est le même partout, ne l’oublions pas 🙂

Je vous donne un petit exercice : en commentaire, écrivez-moi une chose pour laquelle vous ressentez de la gratitude ! Être en vie, en bonne santé, avoir vu une personne que vous appréciez aujourd’hui… Peu importe, mais écrivez ce pour quoi vous êtes reconnaissant.e !

2 commentaires sur « La gratitude ou comment cultiver le bonheur »

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